Carl Lewis a remporté 10 médailles olympiques, dont 9 en or, de 1984 à 1996, raflant au passage tous les titres à la longueur. Il a aussi remporté 10 médailles aux championnats du monde, dont 8 en or, de 1983 à 1993. Il a été désigné athlète mondial des années 80 et athlète olympique du siècle. Ses records personnels : 9'86 sur 100m (1991), 19'75 sur 200m (1983), et 8m87 à la longueur (1991). Il co-détient le record du monde du 4 x 100m en 37'40 (1992).
Carl Lewis peut être considéré comme le plus grand sauteur en longueur de tous les temps : songeons à ses 4 titres olympiques étalés sur 12 ans ! Sa régularité à plus de 8m50 est unique : souvenons-nous de son invraisemblable série de Tokyo en 1991 : 8m68, 8m83, 8m91 -avec un vent au-delà de la limite autorisée-, 8m87 et 8m84, même s'il sera finalement battu ce jour-là sur un saut d'anthologie de Mike Powell à 8m95, qui effaça alors le vieux record du monde de Bob Beamon -8m90- établi à Mexico en 1968. Cet affrontement titanesque entre Lewis et Powell marque le sommet de l'histoire du saut en longueur. Lewis est bien sûr le plus grand sprinter-sauteur de tous les temps.
Même si, sur le 100m, de nombreux coureurs l'ont dépassé en terme de performance (Asafa Powell -9'74-, Maurice Greene -9'79-, Donovan Bailey, Bruny Surin, Tyson Gay -9'84-, Leroy Burrel, Olusoji Fasuba -9'85-), il demeure la référence en matière d'élégance de course et de style, de grâce. Il a remporté tous les titres majeurs sur 100m entre 1983 et 1991 : 2 titres olympiques (record) et 3 titres mondiaux (record co-détenu avec Maurice Greene).
Les records de Ben Johnson (9'79 en 1988 et 9'83 en 1987), Tim Montgomery (9'78 en 2002) et Justin Gatlin (9'77 en 2006) ont été effacés des tablettes pour cause de dopage. Au final, Asafa Powell apparaît, en valeur absolue, comme le sprinter le plus fort qu'on ait connu : il a couru 5 fois sous les 9'80 : 9'74, 9'77 à trois reprises et 9'78. Il écrase la discipline. Maurice Greene reste à ce jour, et de très loin, le coureur le plus régulier sous les 10 secondes. Ato Boldon et Frankie Fredericks sont également à saluer pour leur très grande régularité sous ce chrono symbolique. Carl Lewis semble devoir rester à jamais l'icône éternelle de ce sport.
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