12 octobre 2006

L'art de la (non-) conversation

Le cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre a mis en évidence - plus que jamais - l'existence de deux mondes médiatiques : le monde des média traditionnels et celui d'Internet. Dans le premier monde, nul débat sur le 11 septembre ; la thèse officielle est admise. Dans le second, les débats brûlants pullulent ; et les thèses "conspirationnistes" triomphent globalement.

L'occasion pour d'aucuns de pointer du doigt les dangers d'Internet, et notamment du "journalisme citoyen", où chacun peut informer tous les autres, mais aussi les désinformer avec la plus grande facilité. Cette liberté nouvellement acquise est investie par une masse considérable d'individus, le plus souvent de bonne volonté et bien intentionnés, mais qui, à leur corps défendant, de par leur ignorance, peuvent propager le faux. Alors que le journalisme s'était construit contre la rumeur, Internet lui redonne vie et force, il en est comme le royaume. L'idée n'est pas neuve. Toute innovation est à double tranchant ; l'information sur Internet a son côté noir, la rumeur galopante, mais aussi son côté lumineux : la libre conversation, la correction permanente (de tous par tous), et, au final, l'auto-régulation. Cette ouverture potentielle à tous, ce bannissement de la censure, ces échanges généralisés, aussi risqués soient-ils, n'ont pas de prix. Ils sont beaux et dangereux, comme l'est la liberté.

Revenons au cas emblématique du 11 septembre. Pourquoi alimente-t-il autant d'échanges et de controverses sur le Net ? D'abord, parce que l'événement fut énorme (la première puissance du monde attaquée en plein coeur, sur son sol, aux points stratégiques et symboliques les plus forts), impensable même pour le commun des mortels jusqu'à ce qu'il survint, et, de surcroît, incroyablement spectaculaire (avec cette apocalypse au milieu des sublimes gratte-ciel de Manhattan). Face à un tel choc, chacun voulut comprendre, à la fois le comment et le pourquoi, il voulut, pour maîtriser sa peur, saisir dans le détail ce qui s'était passé, et il exigea (dans la mesure du possible) des réponses précises et sérieuses de la part de ceux qui étaient chargés de l'informer. Le désir de compréhension fut hypertrophié - "jusqu'au déraisonnable", diront ceux que ce désir ulcère - par l'ampleur du désastre, par cet impensable qui se réalise et impose à la réalité de nouveaux contours, nous rappelant, si nous l'avions oublié, que le pire n'a aucune limite et que nous sommes à tout moment sous sa menace. Or, précisément, le travail d'information incombant aux grands média ne fut jamais à la hauteur de ce que cet événement hors norme réclamait.

Une fois le traumatisme des premiers mois quelque peu digéré, certains citoyens retrouvèrent leur capacité à réfléchir sur ce jour maudit et commencèrent à se heurter à des bizarreries, des incohérences, des invraisemblances dans la version qui leur était donnée des événements... des choses "troublantes". On leur rétorqua parfois que leur bon sens avait beau être troublé par ceci ou cela, ils n'étaient pas aptes à juger par eux-mêmes de choses aussi complexes (ce qui n'est pas forcément faux) et que des experts le feraient plus opportunément à leur place.

Aux Etats-Unis, une commission nationale rendit son rapport le 22 juillet 2004, qui aurait dû clore le débat, mais qui, au final, le raviva. En effet, le rapport ne faisait pas - loin de là - l'unanimité. Des éléments majeurs comme l'effondrement de la tour 7 du World Trade Center, ainsi que les "wargames" qui apportèrent la confusion le matin du 11 septembre y étaient, notamment, complètement occultés. La commission était, en outre, critiquée pour son manque d'impartialité. Pour exemple, Philip D. Zelikow, son directeur exécutif, avait des liens étroits avec Condoleezza Rice, avec laquelle il avait oeuvré à la réorganisation du Conseil de sécurité nationale, et aussi co-écrit un livre. Il avait aussi été le président d'un "think tank" qui comptait parmi ses membres, outre Rice, Dick Cheney et Paul Wolfowitz. Une frange de l'opinion ne fut donc pas apaisée par les conclusions de cette commission et se mit à démonter avec acharnement la "théorie officielle", se risquant même parfois à élaborer de véritables théories alternatives.

Certaines d'entre elles étaient si farfelues qu'elles discréditèrent tout le mouvement de questionnement "citoyen" touchant au 11 septembre. Les média traditionnels ne se firent pratiquement pas l'écho de ces remises en question (en France encore moins qu'ailleurs). Leur seule réaction fut d'assimiler, sans réserve et sans nuances, tous les "sceptiques" à des "révisionnistes" ou des "négationnistes" (avec le parfum nauséeux qui accompagne ces termes infâmants), réunis sous l'effigie "diabolique" de Thierry Meyssan. Avec un tel traitement expéditif (et justement expéditif : on n'a pas à discuter avec le Diable), le débat sur le 11 septembre pouvait ainsi se clore, sans avoir été ouvert, avec, en prime, la bonne conscience de ceux qui savent qu'ils sont dans le bon camp (comme ici, où le journaliste semble traiter tous les "sceptiques" d'insensés et stigmatise leur irrationalité ou, au contraire, leur excès de rationalité. Pour ma part, je crois que l'on peut mal utiliser sa raison - comme Thierry Meyssan quand il croit pouvoir prouver qu'aucun avion ne s'est crashé sur le Pentagone -, mais jamais trop.).

Insuffisances de la version officielle et silence des grands média : telles furent donc les deux sources qui nourrirent les "dissidents" (terme neutre qui désigne ceux qui ne se contentent pas de la version officielle actuelle). Leur incrédulité put être renforcée par le souvenir des affaires qui entachèrent et discréditèrent encore récemment le journalisme professionnel ; aux Etats-Unis : affaires Jayson Blair, Jack Kelley, Dan Rather, propagande mensongère de la plupart des média américains au moment de la dernière guerre en Irak ; en France : affaires Patrice Alègre, du bagagiste d'Orly, des "pédophiles" d'Outreau, de Marie L. et de sa soi-disant agression à caractère antisémite dans le RER D, etc. Les "dissidents" se souvinrent aussi peut-être des manipulations (supposées ou avérées) dont avait déjà fait preuve par le passé le gouvernement américain pour rentrer en guerre : Pearl Harbor, Golfe du Tonkin, "Opération Northwoods" (lire le document original ou ceci), témoignage mensonger de la fille de l'ambassadeur du Koweit aux USA et mensonges de Colin Powell avant la première guerre d'Irak, armes de destruction massive imaginaires pour la deuxième guerre d'Irak, etc. La suspicion se développa ainsi naturellement à l'occasion des attentats inouïs du 11 septembre.

Sur Internet, se mirent en place deux camps, l'un défendant la version officielle, l'autre la critiquant. Combat rude, souvent poli, mais néanmoins violent. Guerre de tranchées, menée à coups d'arguments le plus souvent, mais aussi à coups de sarcasmes et d'injures. Radicalisation. Intolérance. Haine parfois. On put dire avec raison que les affrontements autour du 11 septembre ressemblaient à ceux qui auraient pu opposer des croyants fervents à des athées militants. Nouvelle guerre de religion par souris et claviers interposés. Communication de plus en plus impossible. Dialogue de sourds. Chacun campé sur ses positions, comme un bigorneau sur son rocher, ne voulant pas faire le plaisir à son adversaire de lui laisser récupérer le moindre bout de terrain. Et la passion la plus virulente qui agite le sang de toutes parts. Bientôt, ce n'est plus la vérité qu'on défend ; c'est son honneur, c'est son orgueil. Il ne s'agit plus de penser ensemble ; il s'agit de triompher de l'autre, de l'écraser, de lui faire sentir sa défaite. Aveuglement de celui qui a ses convictions bien ancrées, et qui ne peut plus s'en détacher.

Sur ce champ de bataille stérile, je me place sous le patronnage d'un sage, d'un amoureux de la conversation, Montaigne : "Quand on me contrarie [contredit], on esveille mon attention, non pas ma cholere ; je m’avance vers celuy qui me contredit, qui m’instruit. La cause de la verité devroit estre la cause commune à l’un et à l’autre. […] Je festoye et caresse la verité en quelque main que je la trouve, et m’y rends alaigrement, et luy tends mes armes vaincues, de loing que je la vois approcher." (Essais, III, 8 "De l'art de conferer") Qui est capable d'un tel état d'esprit ? Qui est capable de débattre, non pas pour imposer son idée, mais pour approcher de celle qui est vraie ? Qui est capable d'apprécier la contradiction qu'on lui apporte, de la considérer en mettant son amour-propre de côté, et, le cas échéant, de reconnaître sans honte et même avec bonheur son erreur, car cette reconnaissance aura été profitable au vrai, qui doit être "la cause commune" ? A chacun d'y répondre pour soi-même.

J'essaie, quant à moi, de me placer sur une ligne de crête difficile à suivre, entre ceux qui savent que la théorie officielle est vraie et ceux qui savent qu'elle est fausse et que telle autre théorie alternative est vraie. Cette position, qui consiste finalement à suspendre son jugement devant l'absence de certitude, est inconfortable. Chacun préfère se reposer dans la certitude. Chacun veut affirmer ses convictions. Chacun veut pouvoir conclure. Cadenasser une bonne fois pour toutes le discours. En prétendant chercher le vrai, nous recherchons bien souvent, en vérité, la paix de l'âme, et aussi un moyen d'affirmer notre puissance. Le vrai chercheur du vrai (si j'ose dire) accepte de ne pas avoir l'esprit tranquille sur tel ou tel sujet complexe, et ne pense jamais la vérité comme sa possession.

Cette posture idéale n'est, certes, dans la pratique, pas tenable très longtemps, chacun se laissant entraîner par des mouvements passionnels et obéissant au besoin irrépressible d'avoir une "conviction intime" (ou croyance), en guise d'oreiller douillet à ses états d'âme. Chacun ne peut s'empêcher de croire quelque chose, une version des faits plutôt qu'une autre, alors même qu'il doit reconnaître, s'il est honnête, qu'il n'a pas suffisamment d'éléments pour savoir. Chacun a donc son intime conviction, qui ne doit cependant pas l'empêcher de garder intact son pouvoir de penser contre lui-même, contre la croyance confortable qu'il s'est, presque malgré lui, forgée.

Je vais tenter de m'appliquer cette noble règle à moi-même dès maintenant, en rectifiant un argument que j'avais avancé dans mon précédent article, et qui s'est avéré fallacieux. Je faisais mention du témoignage de Mike Walter au sujet du crash du vol 77 sur le Pentagone. Ce journaliste déclarait avoir bel et bien vu un Boeing, mais en précisant que c'était "comme un missile de croisière avec des ailes". Ce témoignage m'apparut, dans un premier temps, susceptible de remettre en question la version officielle. Et puis, en réécoutant la confession de Mike Walter sur CNN, je me rendis bien compte que je n'avais pas affaire à quelqu'un qui remettait en question la version officielle. Quelque chose ne collait pas. J'émettais l'hypothèse que Walter avait parlé de missile pour décrire de manière imagée la trajectoire de l'avion et la très basse altitude à laquelle il volait. Je repris alors ma recherche et ne tardai pas à trouver ma réponse. Sur un site conspirationniste pur jus, celui consacré au livre de Thierry Meyssan, le Pentagate ! Voici ce que j'y lis (ici) : Mike Walter "s'explique sur le premier témoignage qu'il avait accordé à CNN dans lequel il déclarait «c'était comme un missile de croisière avec des ailes». Il a, en réalité, eu recours à une métaphore car pour lui, ce jour-là, ce jet commercial «était comme un missile ou une bombe puisqu'il était utilisé pour tuer des gens». Mike Walter s'emporte légèrement lorsqu'on essaie de mettre à l'épreuve ce qu'il a vu. Il est catégorique. «Ce n'était pas un missile, ce n'était pas une bombe, c'était un avion de ligne American Airlines et je l'ai vu foncer dans le Pentagone»." Il est dès lors étonnant de voir le témoignage tronqué de Mike Walter figurer encore sur un autre site conspirationniste, Asile.org (ici), qui n'est autre que celui de Raphaël Meyssan, le fils de Thierry Meyssan... Problème de mise à jour ou de malhonnêteté incurable ?

Cette rectification est pour moi déterminante. Le témoignage de Mike Walter était le seul, à ma connaissance, qui semblait suggérer qu'un missile avait été vu. Des témoins simplement auditifs ont, certes, dit avoir entendu un bruit strident, comme celui d'un missile ou d'un avion de chasse. Un seul autre témoin (Steve Patterson) a dit avoir vu un avion ayant "une contenance de 8 à 12 personnes" ; mais ce témoin était positionné à plusieurs kilomètres de la scène du crime, ce qui réduit la portée de son observation. Cela pèse finalement bien peu face aux nombreux témoignages visuels qui décrivent un gros avion de ligne. Je n'ai pris connaissance de ces témoignages que récemment, sur le site d'Eric Bart (plus précisément ici). L'idée qu'aucun Boeing n'a frappé le Pentagone me paraît aujourd'hui dépassée et quasiment insoutenable. D'aucuns continueront à arguer que le trou fait dans le bâtiment était trop petit... D'après Jean-Pierre Desmoulins, un ingénieur de formation qui a largement étudié la question (ici), les dégâts ne sont pas anormalement faibles. Le trou (un carré d'environ 6 mètres de côté) correspond à la dimension de la carlingue d'un Boeing 757 ; quant aux ailes, elles se seraient en partie repliées.

Signalons que Jean-Pierre Desmoulins conteste tout de même la version officielle. Selon lui, l'avion a été commandé à distance (l'hypothèse de la prouesse technique réalisée par Hani Hanjour, le pilote présumé, ne lui paraît pas crédible) ; il avance aussi l'idée qu'une charge explosive était disposée à l'avant de l'appareil. Pour mieux découvrir ses travaux, vous pouvez écouter une excellente émission de radio à laquelle il a participé le 11 septembre 2006 en compagnie de deux membres du site REOPEN911.info. Ça dure 5 heures, mais c'est passionnant.

Cette rectification faite, et ma posture anti-dogmatique affichée et revendiquée, je peux en venir aux faits, coïncidences et mensonges qui suscitent mon trouble (et celui de millions d'observateurs à travers le monde). Prochain article : des faits têtus...

8 commentaires:

zorg a dit…

Bonjour,

Excellent article.

"Chacun a donc son intime conviction, qui ne doit cependant pas l'empêcher de garder intact son pouvoir de penser contre lui-même, contre la croyance confortable qu'il s'est, presque malgré lui, forgée.

Je vais tenter de m'appliquer cette noble règle à moi-même dès maintenant, en rectifiant un argument que j'avais avancé dans mon précédent article, et qui s'est avéré fallacieux. "

Très bon esprit.
Je peux donc vous faire part d'une remarque, vous écrivez :

"Un seul autre témoin (Steve Patterson) a dit avoir vu un avion ayant "une contenance de 8 à 12 personnes" ; mais ce témoin était positionné à plusieurs kilomètres de la scène du crime, ce qui réduit la portée de son observation."

Je suis allé sur le site que vous donnez et j'ai constaté que Steve Patterson ne se trouvait pas à plusieurs kms mais à environ 137 mètres ( 150 yards ), ce qui vu la taille d'un boeing n'est pas une distance très...distante.
source : http://eric.bart.free.fr/iwpb/witness.html

Au contraire, contrairement à beaucoup de gens ayant vu l'avion de très près pendant un instant extrèmement court, je dirais que Patterson a eu le temps de bien voir l'avion.
A noter également qu'il regardait la télé au moment de l'évènement, donc bien qu'il voyait et revoyait en direct le boeig percuter la tour sud, il dit bien que l'avion qu'il a vu semblait contenir lui entre 8 à 12 personnes...

"Cette rectification faite, et ma posture anti-dogmatique affichée et revendiquée..."

Cette rectication-ci ne posera donc aucun problème. ;)

Cordialement

Zorg

Taiké Eilé a dit…

Bonjour Zorg,

Votre rectification ne pose en effet aucun problème.

Lorsque j'ai écrit que Steve Patterson se situait à plusieurs kilomètres de l'avion, je me fiais à ce qu'avait déclaré Jean-Pierre Desmoulins dans l'émission de radio dont je fais mention (http://reopen911.online.fr/?p=176). Il en parle à t=93'60.

Il dit avoir placé Patterson sur une carte, et celui-ci se serait trouvé à plusieurs kilomètres (3 ou 4 kilomètres). Patterson a-t-il mal évalué la distance (150 yards) qui le séparait de l'avion ? Ou est-ce Desmoulins qui l'a mal situé ?

A la limite, peu importe. Car les témoignages décrivant un avion de ligne sont assez nombreux, et Patterson est l'un des deux seuls témoins (et pas le seul, comme je l'avais écrit) à avoir parlé d'un plus petit avion.

Desmoulins, sur son site, cite des témoignages (en français) qui appuient l'idée d'un gros avion de ligne.
http://www.earth-citizens.net/pages-fr/tra-appr.html

On ne peut pas balayer d'un revers de main autant de témoignages concordants simplement parce qu'ils contrarient l'idée préconçue qu'on a.

Je l'admets : deux témoins ont décrit un petit avion (Patterson et un certain M. Wright, que JP Desmoulins place à plus de 4 kilomètres de la trajectoire de l'avion). Face à eux, il y a au moins une dizaine de témoins qui parlent d'un gros avion. Et certains ont pu le voir dans une certaine durée. Et beaucoup étaient très proches de lui.

Conclusion : le doute peut demeurer... tant qu'aucune vidéo n'aura été montrée. Mais il est très vraisemblable que l'hypothèse du Boeing d'American Airlines soit la bonne.

Le plus simple serait encore de réinterroger Patterson pour lui demander de confirmer son premier témoignage. J'ai montré, avec Mike Walter, qu'un premier témoignage, donné "à chaud", pouvait être trompeur ("c'était comme un missile de croisière avec des ailes"). Il a fallu attendre qu'on le réinterroge, qu'on lui demande de confirmer son premier témoignage, pour qu'il vienne le préciser et, par là même, démentir l'interprétation qu'on s'était faite dans un premier temps de son témoignage. Il avait bien vu, distinctement, un Boeing d'American Airlines.

1. Patterson a peut-être raison contre tous les autres témoins.

2. Patterson a peut-être mal évalué (sous-évalué) la distance qui le séparait de l'avion (ce qui pourrait expliquer qu'il ait vu - réellement - un petit avion).

3. Patterson pourrait, peut-être aussi, si on le réinterrogeait, revenir sur l'impression qu'il a eue "à chaud" (son témoignage est paru dans le Washington Post dès le 11 septembre à 16h59).

Entre ces trois possibilités, impossible de décider de France derrière son clavier. A moins que vous ayez une idée...

Bien à vous,

T.E.

zorg a dit…

Bonjour Eilé ( prénom ? ),

"Entre ces trois possibilités, impossible de décider de France derrière son clavier. A moins que vous ayez une idée..."

Ce point est comme la quasi-totalité des autres faits concernant le 11 09 : difficile d'avoir des certitudes.

On croit tenir quelque chose et on découvre un nouveau fait qui remet tout en question...

L'intérêt du témoignage de Patterson est qu'il a été publié le jour même des évènements donc avant que l'on " sache" qu'il s'agissait d'un boeing.

N'est-ce pas remarquable que sur les quelques témoignages recueillis par la journaliste, on trouve ce témoignage qui ira à l'encontre de dizaines, voire de centaines qui par la suite accréditeront la thèse officielle ?

Peut-on raisonnablement émettre l'hypothèse que les journaux aient écarté par la suite tout témoignage contradictoire ?

J'ai eu un échange de mails avec Desmoulin concernant les témoignages au sol concernant la fin d'approche du vol. Je lui ai fait part de la trajectoire officielle qui apparemment est en contradiction avec certains témoignages :
http://www.ntsb.gov/info/Flight_%20Path_%20Study_AA77.pdf
( voir la page 5 du document )

Voici un extrait d'un mail que j'ai eu avec Desmoulin :

">Pourtant concernant le dernier virage qui s'est fait dans l'autre sens
sur
>votre site, vous écrivez :
>
> " Ces deux trajectoires respectent plus ou moins les dires de
témoins,
> qui ont dit que l'avion avait volé au dessus de la rivière dans la
> direction de Rosslyn, puis avait viré sur 270° d'une manière continue
et
> maîtrisée, sans aucun signe de panique du pilote. L'avion devait
> s'incliner plus sur la fin du virage, alors que le pilote avait en
vue
> Columbia Pike, le Washington Monument (l'obélisque de Washington), le
> Capitole, pour s'aligner sur la phase finale de sa trajectoire".
>
>Petite contradiction, non ?
>Parce que du coup, celà voudrait dire que ces témoins ont menti...
>On peut même supposer à juste titre que leurs rôles étaient de valider
la
>"thèse" du boeing... C'est très grâve : si ces témoignages sont
truqués
>alors comment faire confiance aux autres ?

Donc, vous avez raison, les témoignages que j'ai, moi, font plutôt état
d'un virage vers la gauche. Pour l'instant, je suis incapable de
trancher."

Ensuite, Desmoulin m'a envoyé un bon nombre de mails de personnes lui ayant écrit personnellement ce qu'il avait vu ce jour-là.
Je n'ai malheureusement pas encore eu le temps d'étudier tout ça ( mon anglais n'étant pas très bon, j'ai un peu de mal à m'y plonger...)

Comme quoi ces histoires de témoignages ne sont pas si simples que ça.
C'est pourquoi les enregistrements vidéos sont plus que cruciaux.

Nous savons qu'il existe des dizaines d'enregistrements qui ont été saisi par le FBI ( 84 pour être préci : http://www.flight77.info/ ) et tout ce que les autorités américaines ont daigné nous montrer sont les deux vidéos de surveillance du parking ( http://www.voltairenet.org/article139125.html)
ainsi qu'une vidéo filmée à partir de la station service (http://www.youtube.com/watch?v=2LJvFjsl6zk&eurl=)

On peut réellement affirmer qu'on ne voit rien de concluant !!!

Et le plus grave, c'est que ça n'a pas empêcher Libération d'affirmer qu'on voyait bien la carlingue de l'avion dans une des deux 1ères vidéos et que par conséquent cela démontait la thèse stupide de Meyssan...
Pareil, quand TF1 nous montre le vidéo du pentagone, PPDA se garde bien de dire qu'on n'y voit pas d'avion...
Consternant.

A présent, il parait qu'ils vont nous montrer le 9 novembre prochain une nouvelle vidéo montrant qu'il y a bien eu un boeing ( vidéo du Sheraton je crois )...

La question CRUCIALE est la suivante :

si un boeing s'est bien écrasé le 11 09 sur le pentagone, pourquoi attendre plus de 5 ans pour la montrer ?

Pourquoi s'être moqué de nous en nous donnant trois vidéos de qualité médiocre où l'on ne voit rien et qui par conséquent ne peut que développer les thèses conspirationnistes à travers le monde ?

2 possibilités :

Soit il y a eu un boeing, et ils attendent que le plus grand nombre possible de personnes croient en la thèse du missile pour ensuite montrer, vidéo à l'appui, qu'il y a bien eu un avion.
L'avantage ?
Décrédibiliser toutes les personnes qui doutent de la thèse officielle et qui demandent la réouverture de l'enquête.
nota : le fait qu'il y ait un avion n'invaliderait pas pour autant la thèse du complot ( voir par ex la thèse du missile présent dans le nez de l'avion développée par Desmoulin )


Soit il n'y a pas eu d'avion et on aura droit à une nouvelle vidéo ridicule mais qui ne sera en aucun cas remis en cause par les médias.

( à noter, qu'à notre époque, une vidéo ne prouve pas grand chose mais toute personne le disant sera moqué : "ah de toute façon rien ne les convaincra ces conspirationnistes paranos...")

Je continue dans le prochain post…

zorg a dit…

Pour moi, le plus troublant dans le vol AA 77 est :

1. la performance incroyable du pilote débutant et médiocre Hani Hanjour incapable de bien piloter un simple Cessna...

2. la non-interception par l'aviation militaire pour cause de d'exercices de simulations...de détournements terroristes ce jour là.

3. le pilote du vol AA 77 était Charles Birlingame, ancien pilote de la Navy ayant participé en octobre 2000 (!!!) au projet MASCAL, exercice de simulation de crash d'un boeing contre le ...Pentagone
http://911lies.org/was_911_an_inside_job.html
http://www.thewebfairy.com/killtown/flight77/passengers.html#Wilson_Flagg
http://www.washingtonpost.com/ac2/wp-dyn/A38407-2001Sep15

4. La déclaration de Rumsfeld le 10 septembre 2001 (!!!)qui reconnaissait que le Pentagone avait perdu la trace de 2300 milliards de dollars...
2300000000000 dollars dont on a perdu la trace...
Et où a eu lieu le crash ?
Dans la partie qui était en rénovation et dont le personnel commençait à ré emménager...
Et qui étaient-ils ces gens là?
La plupart des morts dans les bureaux, à savoir les "Resource Services Washington", étaient des comptables civils, des experts comptables et des analystes de budget. Ils étaient à leur bureau quand le vol 77 s'est écrasé. (South Coast Today)
sources :
http://reopen911.online.fr/forums/viewtopic.php?id=1217
http://reopen911.online.fr/forums/viewtopic.php?pid=15359#p15359 ( post 8 )


Pour finir, je conseille à tous ceux qui n’ont pas de doutes concernant le vol AA 77 de regarder ces 2 petites viséos :

1. Le Major General Stubblebine, ancien analyste de l'US Army Intelligence dit qu'aucun avion n'a percuté le Pentagone :
http://www.youtube.com/watch?v=-9CNToaP2Ew
2. le passage télé hallucinant avec l'expert aéronautique François Grangier :
http://ignoredby.free.fr/Media/consp/+c … ration.wmv

Merci de votre attention.

Cordialement

Zorg

PS : pour voir des vidéos sur le 11 septembre :
http://reopen911.online.fr/?cat=7
il y a un forum extrêmement actif sur ce site.


PS : les liens que je donne ne se soulignent point : j'ai raté quelque chose ?
en cas d'erreur, puis-je modifier mes commentaires ?
Merci

Taiké Eilé a dit…

Les liens ne se soulignent pas, semble-t-il, dans les commentaires. Ça se passe comme ça chez Blogspot...

Merci en tout cas pour vos indications et les liens que vous donnez. J'y jetterai un oeil quand j'aurai un peu plus de temps.

En ce qui concerne la vidéo avec le Major General Stubblebine... elle reprend une vieille idée qui me semble dépassée. Des témoins, nombreux, ont vu un avion frapper le Pentagone, quelle que soit la taille de cet avion (que la plupart décrivent néanmoins comme étant très gros). Aucun témoin n'a vu autre chose qu'un avion (un missile par exemple).

On ne peut pas disserter sans cesse sur la taille d'un trou dans la façade du Pentagone pour essayer de prouver désespérément que ce n'était pas un avion qui est tombé là ; je parle de "faits têtus" dans l'un de mes articles ; les témoins sont, en quelque sorte, des "faits têtus". Il faut faire avec, les accepter.

D'ailleurs, je rappelle que Jean-Pierre Desmoulins a déjugé Meyssan, en disant que le trou (un carré de 6 mètres sur 6 environ) correspondait à la taille de la carlingue d'un 757.

Même Patterson, qui vous semble un témoin crucial, dit avoir vu un avion se crasher dans le Pentagone. Bref, l'idée suggérée par le Major General Stubblebine me semble à délaisser. Il y en a tellement d'autres, bien plus valables, à étudier !

Vous m'apprenez qu'une nouvelle vidéo va être montrée le 9 novembre... je l'attends avec impatience.

T.E.

Zorg a dit…

Pour ce qui est de la nouvelle vidéo prévue pour le 9 novembre au plus tard, elle ne sera finalement pas révélée au public avant le... 22 décembre 2006.
http://www.judicialwatch.org/6030.shtml

Concernant le vol AA77, j'avais écrit :" Ce point est comme la quasi-totalité des autres faits concernant le 11 09 : difficile d'avoir des certitudes."

Je maintiens : bien qu'il y ait des témoignages de gens disant avoir vu le vol AA77, il reste tout de même beaucoup de choses surprenantes.

Déjà, de tous ces témoins, combien d'entre eux ont-ils vu l'impact ?
Les autres témoins ne peuvent-ils pas confondre avec un autre vol se rendant à l'aéroport de Dulles situé à quelques kms ?

Sur la vidéo du Pentagone, on distingue une épaisse fumée blanche : je ne me souviens pas d'avoir lu des témoignages signalant cette épaisse fumée...
Mais le mémoire étant ce qu'elle est, je vais vérifier.

Pourquoi les 5 batteries anti-missiles ( qui marchent aussi contre un avion...et qui sont automatiques )n'ont-elles pas fonctionnées ?

Pourquoi la simulation de Purdue présentée comme étant la preuve scientifique de la présence du vol AA77 n'a t-elle pas modélisée les 2 moteyrs de 6 tonnes chacun en acier et titane ?

Et aussi comme je l'ai écrit dans un post précendant :
pourquoi les autorités américaines ne nous dévoilent-elles pas tout simplement les vidéos ayant filmées le crash ?
Personnellement, je pense (dans l'hypothèse de la présence d'un boeing )qu'ils attendent que les théories conspirationnistes se développent un maximum afin de les ridiculiser au moment opportun en nous sortant une belle vidéo du vol AA77... ce qui détournerait les gens des très nombreux autres points obscurs du 11 septembre.

Pour finir, pour moi ce qui validerait le plus la présence du vol AA77 sont les poteaux arrachés sur la trajectoire finale et non les témoignages qui sont toujours sujets à discussion.
Mais là encore, on arrive quand même à discuter à propos de ces poteaux. :)

Le fait que le Major General Stubblebine,ancien analyste de l'US Army Intelligence dise qu'aucun avion n'a percuté le Pentagone ne vous intrigue t-il pas un peu tout de même ?

Et surtout cet incroyable interview de François Grangier que j'ai signalé dans un précédant post : je viens de voir que le lien ne marche pas car il est trop long,on va faire autrement :
http://ignoredby.free.fr/Media/consp/
puis cliquez sur la 1ère vidéo intitulée " + clair-emission..."

Ce Grangier est tout de même un des plus grands experts aéronautiques français et qu'a t-il dit ?

François Grangier : « Ce qu'il y a de certain que quand l'on voit la photo de cette façade qui est intacte, il est évident que l'avion n'est pas passé par là. On peut imaginer qu'un avion de cette taille-là ne peut pas passer par une fenêtre en laissant l'encadrement debout. Mais il est évident que si avion il y a eu il a tapé à un autre endroit. »

Daphné Roulier : « Donc un Boeing 757 à cet endroit aurait du faire beaucoup plus de dégâts ? Vous êtes d'accord en cela avec Thierry Meyssan ? »

François Grangier : « Précisément sur la façade, oui. Mais je ne vois pas l'importance de la chose. Lorsque l'on regarde le site Internet des architectes du Pentagone, on voit une vague description d'impact. Mais il ne faut pas voir de machiavélisme là où il n'y a que de l'incompétence. Il ne s'agit pas d'une enquête sur un accident d'avion, il s'agit d'un acte de terrorisme. »

Que dire ?

zorg a dit…

ça y'est la vidéo tant attendue de l'hôtel doubletree est enfin diponible !

Après les videos ridicules du "parking" du Pentagone, la vidéo médiocre de la station service, voici à présent la vidéo exécrable de l'hôtel doubletree...

Mais jugez plutôt par vous-même :

http://www.911blogger.com/node/4783

Taiké Eilé a dit…

En effet, pas terrible. Y a-t-il vraiment des vidéos qui ont capté l'événement sous un bon angle ? Ou toutes sont-elles de cette qualité ?

Bref, les autorités cachent-elles les bonnes vidéos ? Ou ces vidéos n'existent-elles tout simplement pas ?